Ventoux

Vaut mieux tard que jamais. Je me décide à faire un petit Cr du trail du Ventoux.

Départ le vendredi après la journée de boulot, direction Carpentras et 6 heures de route. Je suis en compagnie de ma femme Audrey. On rejoint à l’hôtel Mickey Véra prévu lui sur le 26 km et Cyril Morillo sur le 42 km comme moi. Arrivé tardivement le vendredi, on se verra que le samedi.

Le samedi matin, je me fais un petit décrassage qui deviendra un footing car je me perds dans les rues de Carpentras, résultats 11km1.
L’après-midi , visite de la ville d’Avignon. Mickey et cyril me ramènent gentilment mon dossard, ce qui me permet de passer un tête à tête avec Audrey. Il fait très beau et chaud. La ville est splendide et on déambule dans les rues. On n’a pas dansé sur le pont, les tarifs sont exorbitants. On se régale malgré tout et je n’ai pas du tout la course de demain à l’esprit. Le soir, je retrouve mes acolytes pour un repas d’avant-course et la remise officielle de mon dossard.

Au cours du repas, je prends note de la connaissance et de l’expérience de Mickey et Cyril car ils connaissent le parcours. Cela va bien m’aider. C’est la première fois, que je pars aussi loin pour courir, cela me mets une pression supplémentaire, du fait de l’investissement prit pour les entraînements et budgétaires.
Il s’agit de la crainte que j’ai, je ne souhaite pas lire de la déception dans les yeux de ma compagne car j’investis beaucoup de temps et d’argent. Elle contribue beaucoup dans ma réussite et je lui dois de ne rien lâcher. Fatigué de ma journée, je m’endors rapidement.

Réveil, les jambes sont un peu lourdes mais correctes. Cela est sûrement dû à la marche et l’entraînement de la veille. Arrivé sur place, petit footing avec petites accélérations. Il fait doux et le parcours A est choisi. Le passage au sommet va être magnifique. C’est un rêve pour moi car j’ai toujours voulu le faire en vélo mais par manque de temps, cela ne s’est pas fait. Vu la densité de coureurs sur cette course, je sens un départ rapide. On se place proche du sas élite. Je me réjouie de courir avec des coureurs pareils. Je sais que je ne vais pas les voir longtemps mais ça reste très motivant.

Le départ donné, je suis dans les 50 premiers et je joue des coudes pour vite remonter et accrocher un groupe de coureurs. Je sens que je pars un peu vite mais tant pis je joue mon ventoux à fond. Je ne réfléchis pas pour le moment. Les premiers kilomètres sont vite avalés, je me suis repositionné dans les 30 premiers. La première pente se dresse devant moi et je m’aperçois vite de la difficulté que le parcours va nous offrir.

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J’ai beaucoup travaillé les pentes raides avec mon coach, j’arrive à trottiner malgré les pourcentages impressionnants. Je dépasse quelques coureurs et me retrouve avec un groupe de 5 personnes environ vers la vingtième place. Je ne vois déjà plus les premiers concurrents, ils sont impressionnants. Une légère descente se profile, et je sens que je creuse un petit écart sur le groupe.Je ne suis pas un bon descendeur mais je suis dans une catégorie « correcte ». La petite avance me permet de me ravitailler. Je possède une vingtaine de secondes d’avance sur mon groupe et un peu plus de 40 sec de retard sur 3 hommes. Je ne connais pas les visages mais je vois qu’ils sont tous sponsorisés.

Je n’ai personne pour les ravitaux donc je continue mon chemin. J’ai tendance à porter énormément de choses de peur d’en manquer. Je décide de reprendre une vitesse de montée un peu moins rapide car je sens que l’aventure va être longue. Je monte en compagnie de mes 5 amis du jour. On ne se parle pas, on est tous un peu entamé. Sébastien Camus me revient dessus et je ne cherche pas à le suivre. Il paraît à l’aise et je n’ai pas envie de me dépouiller car il reste deux bonnes heures. La partie enneigée arrive et je me dis que le sommet se rapproche. Je décide de monter légèrement plus vite mais franchement légèrement. Je pars donc seul, personne ne croit en moi, on dirait. J’aperçois le sommet. Je prends le temps d’admirer le paysage magnifique, quel pied !! C’est un moment exceptionnel.David PASQUIOT revient sur moi, pile à l’entame de la descente. On nous prévient que sur la descente, il y a du verglas et de bien faire attention. Je me sens bien, je décide de me lâcher quand je prends une tourte à cause du verglas. Je me relève vite mais j’ai un peu mal. J’ai perdu 50 mètres sur PASQUIOT. Je suis un peu plus sur la défensive du coup mais j’arrive à faire mon retard sur lui.

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Le ravitaillement approchant, j’ai les bidons d’eau pratiquement intact et j’ai des barres pour 3 personnes. Je ne m’arrête pas et continue la descente sur un chemin très agréable. Plus de neige, la température est excellente et le balisage est parfait. On m’annonce dans les 20 premiers. C’est exceptionnel pour moi.

Les difficultés de cette seconde partie sont horribles. Cyril m’avait prévenu. Je sens que je suis très entamé mais pas à l’arrêt non plus. J’attrape toutes les branches et je ne fais plus qu’un avec les éléments afin de me tracter pour gagner du temps. Je reviens sur une personne et j’en crois pas mes yeux, Michel Rabat devant moi à 20 sec. Je me doute qu’il a un souci. On a plus qu’un écart de niveau normalement. Je connais ses qualités de descendeur et je me dis qu’avec ces fortes pentes, je risque de souffrir. Enfin, il faut encore que je revienne dessus, c’est un mental de guerrier qu’il possède. David PASQUIOT me revient dans une montée et me laisse sur place. Il fait la même chose à Michel Rabat. Je n’arrive pas à revenir sur lui car je prends cher dans les descentes. Je décide de prendre tous les risques et bimmm je suis au sol sur le bas côté. Les 5 derniers km sont à fort pourcentage et je comprends que je ne reviendrais jamais dessus. Je double les concurrents du 26 km et je sens que je suis cramé .
A 3 km, je me fais doubler par Germain GRANGIER du team Garmin. Une dernière difficulté est sur le parcours avant de passer la ligne. Je suis bourré de crampes et je n’en peux plus. J’entends le speaker et j’ai hâte de retrouver ma compagne qui je l’espère m’attends. Je tablais sur 5 heures et au final 4 heures 14. Je l’aperçois !! je me sens soulagé et heureux de ma performance. Je souhaitais une place parmi les 50 premiers et je vois que je finis vingtième sur l’affichage des arrivées et 21 ième sur le papier. Peu importe, je suis très heureux du résultat, du chrono et de la manière dont j’ai géré cette course.

Lien du résultats http://www.ergysport-trailduventoux.fr/archives-resultats-ventoux/2016/resultats-2016-46-km.html

trace Movescount : http://www.movescount.com/fr/summary#calendar-month=2016-03&moves=

Je remercie Audrey, mon coach Marco, amis et mes différents partenaires qui me facilitent la tâche dans ma vie sportive.
Prochaine étape le verticausse le 8 mai.

Team CHULLANKA TOULOUSE – BM COACHING – SUUNTO – SALOMON – OVERSTIMS – CLUB ATHLÉTIQUE DU VIGNEMALE.

 

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Flamme Occitane à Montréjeau

Après une semaine choc «Prépa ventoux », le mardi de la semaine 10 est consacré à un footing d’une heure à une vitesse maximum de 11 km/h. Cela fait du bien de courir relâché. Pendant cette sortie, je pense à la course de Montréjeau qui aura lieu ce samedi et que j’affectionne. Cela sera aussi l’occasion de courir avec des amis. Le parcours est idéal seulement 15 kms avec 250 m de dénivelé positif. J’ai déjà participé trois fois à cette compétition et cela me permettrait de faire une dernière grande séance de vitesse avant le Ventoux. Il me reste en effet à en parler au coach et à ma famille car c’est avec eux que je me bat et prends les décisions.

Je continue la programmation d’entraînements avec ce mercredi une séance basée sur la vitesse ascensionnelle aérobie. Plusieurs choses sur cette sortie, la vitesse avec du fractionné en montée mais aussi du travail de posture qui reste hyper important. On a tendance à s’incliner au fil des heures et forcément cela joue énormément pendant la course. Tout ce travail pour moi est nouveau. Marco le coach a révolutionné mon quotidien de sportif. Il m’apporte réellement tout et bien plus. Je suis admiratif de son savoir-faire et de sa motivation. C’est un génie. La séance dure 1h30 et je ne la vois pas passer. J’ai respecté les consignes à la lettre comme toujours. Il me reste à la fin de cette séance 10 min avant la reprise du boulot. Une douche, un semi-repas et voilà mon quotidien. Tout est millimétré mais comme tout le monde c’est un combat de s’entraîner. J’ai la chance de courir sur le secteur de CAUTERETS.

Veille de course, séance de déblocage afin de réveiller et de rappeler au cerveau que la course est proche. Samedi Trail Montréjeau. Je retrouve mes amis, on effectue un petit échauffement et on se place sur la ligne de départ. Mon but est simple réaliser un chrono. On se retrouve vite à 4 coureurs en bas de la première ascension. Je décide d’accélérer le rythme et de me tester. Personne ne veut emboîter mon pas et je pars donc seul sans réfléchir. J’ai constamment les yeux sur ma montre et je relance sans cesse dès que l’allure faiblit. Je passe devant le panneau du 3 ième km. J’affronte les particularités du parcours et me bats avant tout contre moi-même. Les kilomètres défilent assez vite et lorsque je me retourne j’aperçois toujours les coureurs que j’accompagnais au départ.Un pointage au kilomètre 10 me permets de me tenir que je suis dans le tempo (36’30 »). Le trou ne se fait pas mais malgré tout je garde mon cap et je relance l’allure. La dernière difficulté arrive, je vois que l’écart a réduit et Guillaume Dupin de l’ACM fait son retard. Je tente une dernière accélération mais je sens qu’il est bien plus rapide que moi. Flamme rouge sur la flamme Occitane. Je me fais lâcher malgré que je sois dans une bonne allure 3’30 dans le dernier km. Je ne suis pas déçu au contraire, une seconde place s’est super pour le moral et pour la suite.(15 km 100 en 54’18s) C’est un super chrono et surtout 16,7 km/h de moyenne. Guillaume Dupin m’a permis de me battre à distance contre lui et à réaliser mon objectif. Pour la petite anecdote en 2013, c’est aussi à cet endroit que julien Jorro m’avait lâché et j’avais aussi fini second. La course fini, je pense déjà à récupérer pour le ventoux. 

Le matin, une amie thérapeute m’avait manipulé la jambe car j’ai toujours cette gêne à la cuisse. Et verdict, la douleur ne provient pas de la cuisse mais de la hanche. J’ai une tendinite et ça se répercute sur l’ensemble de ma jambe. Soulagé de le savoir. Je vais pouvoir me soigner et courir plus sereinement. A l’approche du Ventoux, ça me libère un peu l’esprit. J-8 avant un gros objectif et surtout sous les couleurs de CHULLANKA/VIGNEMALLE. Grosse motivation.

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Trace Movescount : http://www.movescount.com/fr/moves/move98270285

Team CHULLANKA/VIGNEMALE – SUUNTO -OVERSTIMS -SALOMON – PERFORMAX

 

Semaine choc Ventoux

Quelques possibilités me sont offertes pour cette semaine d’entraînement n°9. Les enfants sont partis 2 jours chez les grands-parents. Ce n’est pas toujours évident de pouvoir tout allier. La vie de famille, professionnelle et sportive surtout lorsque les compétitions nécessitent de longues heures d’entraînements.

La première journée est un échauffement par rapport à l’ensemble du programme puisqu’une sortie de 2 heures avec 1000 mètres de dénivelé est avalée sur les pentes du pic du Gar. Très enneigé et venteux, je suis dans l’impossibilité de faire le sommet et de m’arrêter à 1500m d’altitude. La descente est effectuée sans réelle vitesse car la neige est à mi-mollet. Le lendemain matin en guise d’appétit et après un long échauffement, j’attaque par un 3 * 2000 m à 16.5 km/h. J’effectue cet effort sur une piste cyclable dans la barousse. Le vent de face me rends la tâche difficile. Je serre les dents tout en pensant à mon entourage afin de trouver les forces nécessaires pour sortir ses 2000 m à la vitesse demandée. J’ai aussi dans la tête, la sortie de ski de rando à effectuer dans l’après-midi. Les 3000 m réalisés, je rentre direction le Cambasque en compagnie de ma compagne qui part bosser et moi randonner. 1500 m de dénivelé dans les jambes et voilà la journée de mardi terminée.

Le mercredi matin à la lecture de mon programme, je sens que cette journée va piquer. Marco est un ambitieux et ça se voit. 3 étapes : tout d’abord préparation du cœur dans une montée à 10% minimum avec des pulsations bien ciblées. La séance dure 1H10 avec un dénivelé positif de 500m.

Pas le temps de tergiverser, j’enchaîne avec 1500 mètres de dénivelé en ski de rando. Je reste à des pulsations raisonnables sur les 3 montées. j’ai déjà effectué pour la matinée 4 h de travail et 2000 m de dénivelé et sans aucun traumatisme concernant les descentes. Je sens tout de même que la fatigue est présente. Pour l’après-midi, j’effectue une montée de station de la gare inférieure à la gare supérieure de CAUTERETS soit 950 m de dénivelé en 1H18. La neige est présente depuis le départ. Heureusement, j’arrive à me débrouiller avec les traces de ski et de raquettes. Ça me permet d’avancer sans trop m’enfoncer. J’emprunte dans mon dernier quart d’heure les pistes de ski et nombreux sont ceux qui hallucines en me découvrant. J’aurai pensé subir un peu plus mais tout va bien. Je descend par les télécabines et je pense à cette douche qui m’attend. Au final de mon mercredi 5H30 et 4000m de dénivelé sans descente. La descente est programmée pour ce jeudi en mode hivernal car après une bonne séance de travail du corps couplé avec de l’home trainer direction les télécabines et le haut de la station.

Sortie périlleuse car la météo est très mauvaise, visibilité quasi-nulle entre les altitudes 2000-1400 mètres et surtout une neige tombée abondamment durant la nuit ce qui a rendu ma progression très compliquée. Je m’enfonçais jusqu’au bassin à certains endroits. 950 m de dénivelé négatif en 52 min. Je peux dire que c’était un combat cette descente. Encore une journée d’entrainement de réalisée.

Vendredi une séance d’assimilation de 45 min. Je me sens fatigué et content d’avoir pu réaliser ces sorties. La douleur à la cuisse me tire un peu mais ne m’handicape pas à 100%.

samedi séance déblocage avec comme point de vue le départ du mont ventoux. Je simule un départ rapide sur quelques minutes. Puis récupération en attendant la sortie de dimanche. 1H au programme où le but recherché est de courir sur un terrain varié à une allure sensation et après un ravitaillement rapide 5 min à 15km/h. cette sortie clôture une semaine énorme d’entrainement.C’est la première fois pour moi que je fais autant en peu de jours. Comme on dit le travail paie. Une semaine comme celle là et très peu réalisable pour moi et très intense. Je suis heureux d’avoir pu l’effectuer et la vivre. Je remercie ma famille pour m’avoir permis de m’échapper depuis 8 jours et mon coach pour ce programme.

 

 

 

Semaine 7 et 8

Semaine 7

Après une course encourageante à Gruissan, un exercice d’aérobie (Home trainer) et bloc physique sont au programme dès le lendemain de la compétition. Exercice nécessaire pour refaire de la fibre musculaire qui a été cassée lors des 26 km.

Jeudi 18 février : J’effectue une sortie plaisir sans contraintes et sans chercher de la performance. C’est aux sensations que je pars sur la coulée verte en aller-retour Cautererts-Pierrefitte. Sortie endurance de 19,2 km avec 655 mètres de dénivelé en 1h38. Ce genre de sortie permet de penser à tous sauf aux compétitions et objectifs futurs.

Trace strava : https://www.strava.com/activities/496509627/embed/4f61e7bb5787fceef09a19b64132bce387315678

Vendredi 19 février : On repart au combat en vue du Ventoux du mois de mars. J’ai à travailler deux exercices, 2h de ski de randonnée puis enchaînement intervalles montée-descente en Cap à des pulsations ciblées. En ski, 1000 m de dénivelé sous contrôle du rythme cardiaque. Le ski me permet d’éviter les contraintes de la descente. Séance de Course à pied ludique afin de capitaliser le travail d’intensité façon stretching de la compétition de Gruissan. J’essaie dans les intensités de faire attention à la position du corps. Avec les deux disciplines, le travail a duré près de 3h et près de 1400 mètres de dénivelé.

Trace strava ski : https://www.strava.com/activities/503257687/embed/5a79009c48b705f13a65d87a776ed55b4b1e2e88

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Samedi 20 février : sortie déblocage. C’est un travail que j’affectionne car après cette séance je me sens plus frais physiquement et c’est souvent positionné après des belles séances d’entraînements. La plus part du temps, je réalise cet exercice entre 12h et 14h car cela prend très peu de temps.

Trace strava Cap : https://www.strava.com/activities/503257713/embed/d518b10d881e6e760436a8d54a71257a91532cfd

Semaine 8

Lundi 22 février : Aujourd’hui distance-dénivelé-vitesse, grosse sortie en perspective. Le Ventoux approche, je le sens par l’intermédiaire du coach. Il me conditionne et me prépare comme toujours à merveille. Je descends à Pierrefitte et je remonte en direction du Cambasque, le tout en compagnie de julien Jego. Ça fait près de 14 km de montée. On se régule à un rythme de sénateur afin de ne pas entamer tout le potentiel car au Cambasque, on enchaîne avec 2*4000m en 16 min. C’est un travail difficile car on a déjà 2h30 dans les pattes. Je m’arrache vraiment contre moi même pour réaliser les minimas. Je me suis bien battu et je sens la fatigue que le coach avait programmé. Il est toujours dans le vrai. J’ai toujours un commentaire après mes entraînements et c’est toujours mon ressenti du moment. Il me connaît bien maintenant, j’apprécie ses programmes et je sais que je suis un privilégié de l’avoir à mes côtés.

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Vendredi 26 février : sortie Test afin de connaître mon niveau du moment. Sortie à réaliser sur une pente moyenne de 10% pendant 20 min et 5 min. Je n’arrive pas à me faire exploser, je reste dans une zone de confort malgré tout. D’après Marco, mes tests sont corrects mais il reste encore énormément de boulot pour être performant. Je reste motivé et le plaisir est grand.

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Dimanche 28 février : Petit tour en Barousse. J’aime cet endroit et je peux bosser ma vitesse sur le plat et ascensionnelle. C’est d’ailleurs ça qui est au programme. Après un échauffement progressif, je travaille la puissance alactique sur le plat et dans le raide. Cette filière permet de progresser au niveau de la puissance et de pouvoir aux moments des compétitions répondre aux fortes pentes du terrain et d’évoluer sereinement aux fil des kilomètres. Sur le plat, je trouve que la vitesse demandée est rapide. Je ne suis peut être pas dans un grand jour mais j’arrive à rester dans le programme. Je retrouve un ami qui a fêté la sainte barbe et qui comate de sa soirée.

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Je pars pour la seconde partie dans le raide. Je suis un peu plus serein et plus dans mon élément, c’est certainement l’habitude de cumuler le dénivelé sur Cauterets. Je sens que le coach me concocte une semaine digne des plus grands. J’ai un peu de disponibilités. Les enfants partent deux jours chez les grands parents. Ça promet!!!

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GRUISSAN

Jour de course!!! Je remets un dossard depuis le mois de novembre 2015. Beaucoup de choses se bousculent dans ma tête. Je ne suis pas en mesure d’évaluer mon niveau actuel par rapport aux autres concurrents, est ce que ma cuisse va tenir la distance, vais je prendre du plaisir malgré la douleur, est ce que j’ai bien fait de faire autant de route pour participer à une course? Beaucoup d’interrogations qui vont dans 25 km trouver des  réponses.

 

Je prends le départ en compagnie d’amis qui font également parti du club Athlétique du Vignemale (Julien Jégo; nico Peureux). Le temps est magnifique et le paysage est extraordinaire. Je me positionne en première ligne. Beaucoup de monde est présent pour nous voir partir, et les champions du parcours 50 km sont à l’échauffement.

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Le départ est donné, ça part très vite mais j’arrive à rester aux avants postes. Le premier mur est à proximité. Je me teste lors de cette montée et je me retrouve en troisième position sur le haut. On est un groupe de 4 ( Sylla Amadou, Perrier Nicolas,Guenno José et moi) et déjà les 2 premiers athlètes du team Isostar ( Sarran Geoffroy et Mayer Alexandre) s’échappent. Je sens rapidement que l’allure est un ton au dessus de mes capacités. J’essaie de gérer l’instant mais le groupe relance constamment. Les kilomètres s’enchaînent et je perds petit à petit de la distance sur eux. J’essaie d’envoyer dans la descente pour me rattacher à eux. Le parcours demande beaucoup de concentration et ne permet pas de dérouler franchement. Il y a beaucoup de relances et c’est très plaisant à courir. J’apprécie, il y a vraiment une sensation de liberté.

On est des privilégiés. La douleur est infime et ne me perturbe pas pour l’instant. Je n’ai aucune excuse. Les hommes devant moi sont tout simplement meilleurs. Je les aperçois de temps en temps. Je comprends vite que j’ai du retard. Je m’encourage, je pense à ma famille que j’ai délaissé. Je m’accroche, les sensations ne sont pas mauvaises mais je manque juste d’un peu de caisse pour rivaliser. Après une heure de course, je vois que j’ai effectué la moitié de la course.Je pense à me ravitailler.

Dans la deuxième partie, j’envisage de garder le même rythme et ainsi d’essayer de passer sous les 2 heures. Ce qui serait une petite victoire pour moi. J’en prends pleins les yeux et ça motive de courir avec un tel panorama. On passe par des endroits techniques et j’affectionne ce type de course. Beaucoup de monde sont amassés tout le long du parcours. On m’encourage en me disant que les coureurs de devant sont à 3 minutes. Ce qui me fait rire sur le moment. On arrive dans les dernières minutes de courses, je suis toujours 6ième et je ne vois personne devant ou derrière depuis 40 minutes. On arrive sur une piste cyclable et je vois qu’il reste 5 km. La douleur derrière la cuisse est de plus en plus forte mais je tiens le bon bout. J’essaie d’envoyer car j’ai encore un peu de watts à donner. C’est du bitume et tout plat. Je jette un coup d’œil sur ma montre et j’accélère pour garder une vitesse à 3 min 30 s au km. Je pense faire un bon chrono quand on m’envoie à 90° à gauche. Je lève les yeux et j’aperçois un mur. Il y a beaucoup de spectateurs et à ce moment là je prends un coup de bambou. Je rattrape des coureurs qui effectuaient le parcours de 5 km. Je monte en marchant, la pente est trop raide et j’avais jeté mes dernières forces sur le plat. Je m’accroche, c’est la dernière montée et l’arrivée est toute proche. Arrivé au sommet de ce mur, une dernière descente technique nous attends. Je joue de la voix pour me frayer un passage car les concurrents du 5 km descendent moins vite. la douleur ne me permet plus d’allonger sur cette fin de course. J’ai l’impression de ne plus avoir d’élasticité et que le muscle s’est raccourci. Je vois au loin le palais des congrès. Je dois dans ce vent de fou accélérer une dernière fois car je peux encore passer sous les 2 heures.

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Je passe la ligne sans réellement profiter du moment et je regarde le chrono 1h59 et 40s. Super!! je ne pensais pas que c’était possible, il y a quelques temps.  J’attends quelques minutes et les 2 copains arrivent à leur tour dans un super chrono et une magnifique place. On fait un super tir groupé. (6ième – 19ième pour nico et 24 ième pour julien sur 572 participants). Je pars immédiatement au kiné pour cette cuisse afin de soulager cette douleur car je pars immédiatement après la course puis je dois vite reprendre les enfants et retour sur CAUTERETS.

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Un grand merci à JB QUEFELEAN pour le prêt de sa voiture. Sans lui, je n’aurai pas pu aller à Gruissan. Merci à ma famille pour m’avoir permis de partir , aux nombreux messages d’encouragements des amis ça m’aide énormément et mon coach pour ce programme taillé et retaillé. Place à la récupération et je dois penser à me rétablir pour être à 100% pour le Ventoux.

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Vous pouvez retrouver mon interview du début d’année sur le site mountain40 http://mountain40.com/interview-julien-courbet-vainqueur-grp-2015

 

Acharnement

La situation s’améliorant au niveau de ma blessure, j’attaque 9 jours de vacances où la météo s’annonce plutôt bonne. Mon coach me concocte une préparation finale pour Gruissan. Je sens que je n’arriverais pas comme j’avais pu l’envisager en fin d’année dernière dans une forme olympique.

Première journée de repos. Et bien, une bonne gastro vient me rendre une petite visite. Je vous passe les détails, mais trois jours plus tard – 2.5 kgs sur la balance et nous voilà à mardi et toujours pas d’entraînements pour moi. J’essaie de positiver malgré tout et je me dis que pour l’occasion je suis très affûté. Un léger travail de vélocité sur Home trainer afin de me préparer à un exercice de récupération du corps. Et pendant cette séance, je sens une douleur vive mais courte me traverser la cuisse à proximité de mon ancienne blessure. J’arrête immédiatement l’exercice et me pose pour réfléchir. J’essaie de me rassurer dans un premier temps. J’ai l’impression que ce n’est pas grand chose et je me dis que c’était qu’une crampe. En buvant en conséquence, demain la douleur aurait disparu.

Mercredi reprise du fractionné. Au premier abord, une simple gêne est présente mais rien d’important. Je pars sous une pluie/neige mêlée mais ça reste correct et surtout il faut savoir affronter les éléments pour ne pas subir pendant la compétition. je fais mon travail du jour dans de bonnes conditions. La neige fait vraiment son apparition et commence à tenir. Elle est annoncée pour toute la nuit. Au retour, je fais de légers étirements et m’hydrate beaucoup.

Trace strava : https://www.strava.com/activities/487091470/embed/b27012c72793457c1097ab8dae0ee312e1292c6f

Pour jeudi, deux séances sont au programme. Une première en vélo le matin et pour la soirée séance courte mais intense en CAP.

Je pars à 9H et je me rends compte que la route est gelée. Je me dis que la descente de Cauterets va être un enfer. Et ça s’est confirmé. Je me suis fait peur pendant de longues minutes. J’arrive congelé en bas mais sans bobos. Je dois être le seul fou à faire du vélo ce matin. Je continue mon avancée et j’ai l’impression que je tracte une caravane. Un contrôle de la roue arrière et je me rends compte que l’axe est probablement trop serré car la roue a du mal à faire un tour. Tant Pis je continue, je ne comptais pas faire d’exploits. Le soleil fait son apparition et la température se réchauffe nettement. La montée de Cauterets me réchauffe mais je reste au train jusqu’à l’arrivée sans taper trop dans l’organisme.

Je pars à la tombée de la nuit afin de profiter au maximum de la famille. Je suis conscient que je pars beaucoup cette semaine. Cet entraînement est fait après une séance sans violence du matin et pour continuer à travailler dans l’inconfort et la fatigue.

Trace strava vélo : https://www.strava.com/activities/487091559/embed/47884f7c967dc473c3755fd979e369c46f0418d7

Trace strava CAP : https://www.strava.com/activities/487091516/embed/0c95b38554364aeedb61c4c027f90fe349af096f

Vendredi, on va chercher à bosser sur du lactique. Ce coach est formidable car j’ai des commentaires sur chaque entraînements. Et il s’avère qu’il est toujours juste, je suis toujours dans l’état de fatigue qu’il me décrit. C’est vraiment le meilleur et ça me permet de ne pas me poser de questions car tu sais ce qu’il fait. Je démarre avec des jambes en béton un long échauffement et puis un travail de vitesse en montée sur le secteur du Lisey que j’affectionne énormément. J’essaie de travailler dans des endroits que j’aime pour me permettre de m’échapper mentalement et ainsi fuir la douleur intense du corps. J’ai toujours cette gêne que je ressens plus intensément en descente. On serre les dents et j’ai rendez vous dans 5 jours avec un ostéo pour essayer de comprendre. Je vais finir par prendre un abonnement avec lui.

Trace Strava : https://www.strava.com/activities/487091507/embed/71d6c51eef4b7fa685a041ca53e98512d44bf0c6

Dimanche un entraînement long mais sans chercher de contraintes particulières sera effectué. Un bon test pour voir cette cuisse mais aussi les chaussures dans des conditions mauvaises.

 

Reprise presque normale

Sortie du 25 janvier 2016, un entraînement destiné à monter très rapidement en pulsations pendant de longues minutes. Cela est possible sur Cauterets sans trop de difficulté, une pente bien raide du côté de Cancéru (avoisinant les 20%). Malgré les pépins des dernières semaines, je me sens plutôt bien. Cependant, il reste difficile de se juger car j’effectue mes entraînements seuls et donc sans aucun repère. J’essaie de relancer l’allure à certains moments de mes exercices confectionné par mon coach. Il souhaitait que j’effectue les descentes en récupération pour ne pas casser de fibres musculaires et ainsi préserver au maximum ma blessure. Je t’ai écouté Marco même si j’avais envie de tester ces Adidas. Coté blessure, je vois le bout du tunnel afin je l’espère!!

Trace strava : https://www.strava.com/activities/483348641/embed/8dda4c67c0ac14f6cdd18264202ddfe1e90bc24e

Sortie ski de rando dans le secteur de Cambalès (secteur Cauterets) sous une chaleur printanière. Il a fallu aller la chercher cette neige et on l’a trouvé. Et c’était plutôt pas mal. Avec la pluie de ces derniers jours, on avait peur de trouver une bonne couche de croûte et bien non. On s’est régalé en montée et en descente. Une trace est déjà là donc tout était au rendez vous pour passer une bonne journée. Il manque quand même énormément de neige et le retour du refuge Wallon au Pont d’Espagne s’est fait avec les skis sur le sac mais c’était hyper agréable.

Pic de Cambalès pt culminant de la sortie 2976 m d’altitude

trace strava : https://www.strava.com/activities/483348650/embed/d42e240e39c428966db55515a6c94f84db54e644

Après un début de semaine idéale, ce jeudi enchaînement avec du vélo et de la course à pied. Le but est de simuler une fin de course en vue du Trail de Gruissan.                           Première partie : Pierrefitte – Pont d’Espagne Environ 17.5 km de montée pour 1000 mètres de dénivelé. Je sens le froid et je suis frigorifié dans la descente. Lorsque j’attaque la montée, le froid a disparu et je suis dans l’ambiance. Je monte à ma main. Je n’oublie pas que je dois faire ma séance de course à pied en suivant. Lorsque je passe dans le centre ville de Cauterets tout me paraît au mieux mais c’est la première fois que je fais ce parcours en trois ans. Cela se durcit un peu et je sens que j’ai moins de répondant. La température est aux alentours de zéro degrés. J’arrive malgré tout au pont d’Espagne, je fais demi tour immédiatement car j’ai 40 min d’effort encore et je n’ai qu’une heure avant la reprise du boulot. Complètement glacé par la descente, j’attaque pour l’occasion un véritable échauffement en course à pied. La simulation de course me paraît bien et je pense avoir fait du jus donc je me sens bien. Je reste motiver et confiant pour Gruissan.

Trace Strava vélo : https://www.strava.com/activities/483348666/embed/83f2986676f278bd828bbf4602e0a7310a81e8fa

Trave CAP : https://www.strava.com/activities/483348652/embed/5b4f3ab2070e916bbf29701720dd652025c592b5

Et voilà cette fin de semaine, une bonne gastro qui me détruit totalement. Vomissement et diarrhée sont le quotidien de ma journée. Résultat -2 kg. J’avais pas forcément besoin de ça. Encore 4 ou 5 jours de perdu. Je vais encore prendre sur moi et recommencer d’ici 2 jours. La course de Gruissan sera un gros entraînement et en aucun cas une course pour la performance. J – 13 Affaire à suivre.