GRUISSAN

Jour de course!!! Je remets un dossard depuis le mois de novembre 2015. Beaucoup de choses se bousculent dans ma tête. Je ne suis pas en mesure d’évaluer mon niveau actuel par rapport aux autres concurrents, est ce que ma cuisse va tenir la distance, vais je prendre du plaisir malgré la douleur, est ce que j’ai bien fait de faire autant de route pour participer à une course? Beaucoup d’interrogations qui vont dans 25 km trouver des  réponses.

 

Je prends le départ en compagnie d’amis qui font également parti du club Athlétique du Vignemale (Julien Jégo; nico Peureux). Le temps est magnifique et le paysage est extraordinaire. Je me positionne en première ligne. Beaucoup de monde est présent pour nous voir partir, et les champions du parcours 50 km sont à l’échauffement.

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Le départ est donné, ça part très vite mais j’arrive à rester aux avants postes. Le premier mur est à proximité. Je me teste lors de cette montée et je me retrouve en troisième position sur le haut. On est un groupe de 4 ( Sylla Amadou, Perrier Nicolas,Guenno José et moi) et déjà les 2 premiers athlètes du team Isostar ( Sarran Geoffroy et Mayer Alexandre) s’échappent. Je sens rapidement que l’allure est un ton au dessus de mes capacités. J’essaie de gérer l’instant mais le groupe relance constamment. Les kilomètres s’enchaînent et je perds petit à petit de la distance sur eux. J’essaie d’envoyer dans la descente pour me rattacher à eux. Le parcours demande beaucoup de concentration et ne permet pas de dérouler franchement. Il y a beaucoup de relances et c’est très plaisant à courir. J’apprécie, il y a vraiment une sensation de liberté.

On est des privilégiés. La douleur est infime et ne me perturbe pas pour l’instant. Je n’ai aucune excuse. Les hommes devant moi sont tout simplement meilleurs. Je les aperçois de temps en temps. Je comprends vite que j’ai du retard. Je m’encourage, je pense à ma famille que j’ai délaissé. Je m’accroche, les sensations ne sont pas mauvaises mais je manque juste d’un peu de caisse pour rivaliser. Après une heure de course, je vois que j’ai effectué la moitié de la course.Je pense à me ravitailler.

Dans la deuxième partie, j’envisage de garder le même rythme et ainsi d’essayer de passer sous les 2 heures. Ce qui serait une petite victoire pour moi. J’en prends pleins les yeux et ça motive de courir avec un tel panorama. On passe par des endroits techniques et j’affectionne ce type de course. Beaucoup de monde sont amassés tout le long du parcours. On m’encourage en me disant que les coureurs de devant sont à 3 minutes. Ce qui me fait rire sur le moment. On arrive dans les dernières minutes de courses, je suis toujours 6ième et je ne vois personne devant ou derrière depuis 40 minutes. On arrive sur une piste cyclable et je vois qu’il reste 5 km. La douleur derrière la cuisse est de plus en plus forte mais je tiens le bon bout. J’essaie d’envoyer car j’ai encore un peu de watts à donner. C’est du bitume et tout plat. Je jette un coup d’œil sur ma montre et j’accélère pour garder une vitesse à 3 min 30 s au km. Je pense faire un bon chrono quand on m’envoie à 90° à gauche. Je lève les yeux et j’aperçois un mur. Il y a beaucoup de spectateurs et à ce moment là je prends un coup de bambou. Je rattrape des coureurs qui effectuaient le parcours de 5 km. Je monte en marchant, la pente est trop raide et j’avais jeté mes dernières forces sur le plat. Je m’accroche, c’est la dernière montée et l’arrivée est toute proche. Arrivé au sommet de ce mur, une dernière descente technique nous attends. Je joue de la voix pour me frayer un passage car les concurrents du 5 km descendent moins vite. la douleur ne me permet plus d’allonger sur cette fin de course. J’ai l’impression de ne plus avoir d’élasticité et que le muscle s’est raccourci. Je vois au loin le palais des congrès. Je dois dans ce vent de fou accélérer une dernière fois car je peux encore passer sous les 2 heures.

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Je passe la ligne sans réellement profiter du moment et je regarde le chrono 1h59 et 40s. Super!! je ne pensais pas que c’était possible, il y a quelques temps.  J’attends quelques minutes et les 2 copains arrivent à leur tour dans un super chrono et une magnifique place. On fait un super tir groupé. (6ième – 19ième pour nico et 24 ième pour julien sur 572 participants). Je pars immédiatement au kiné pour cette cuisse afin de soulager cette douleur car je pars immédiatement après la course puis je dois vite reprendre les enfants et retour sur CAUTERETS.

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Un grand merci à JB QUEFELEAN pour le prêt de sa voiture. Sans lui, je n’aurai pas pu aller à Gruissan. Merci à ma famille pour m’avoir permis de partir , aux nombreux messages d’encouragements des amis ça m’aide énormément et mon coach pour ce programme taillé et retaillé. Place à la récupération et je dois penser à me rétablir pour être à 100% pour le Ventoux.

trace strava : https://www.strava.com/activities/496509647/embed/fb38f8c161c9bb56820c0596d23dc46803323c1f

Vous pouvez retrouver mon interview du début d’année sur le site mountain40 http://mountain40.com/interview-julien-courbet-vainqueur-grp-2015

 

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