Ventoux

Vaut mieux tard que jamais. Je me décide à faire un petit Cr du trail du Ventoux.

Départ le vendredi après la journée de boulot, direction Carpentras et 6 heures de route. Je suis en compagnie de ma femme Audrey. On rejoint à l’hôtel Mickey Véra prévu lui sur le 26 km et Cyril Morillo sur le 42 km comme moi. Arrivé tardivement le vendredi, on se verra que le samedi.

Le samedi matin, je me fais un petit décrassage qui deviendra un footing car je me perds dans les rues de Carpentras, résultats 11km1.
L’après-midi , visite de la ville d’Avignon. Mickey et cyril me ramènent gentilment mon dossard, ce qui me permet de passer un tête à tête avec Audrey. Il fait très beau et chaud. La ville est splendide et on déambule dans les rues. On n’a pas dansé sur le pont, les tarifs sont exorbitants. On se régale malgré tout et je n’ai pas du tout la course de demain à l’esprit. Le soir, je retrouve mes acolytes pour un repas d’avant-course et la remise officielle de mon dossard.

Au cours du repas, je prends note de la connaissance et de l’expérience de Mickey et Cyril car ils connaissent le parcours. Cela va bien m’aider. C’est la première fois, que je pars aussi loin pour courir, cela me mets une pression supplémentaire, du fait de l’investissement prit pour les entraînements et budgétaires.
Il s’agit de la crainte que j’ai, je ne souhaite pas lire de la déception dans les yeux de ma compagne car j’investis beaucoup de temps et d’argent. Elle contribue beaucoup dans ma réussite et je lui dois de ne rien lâcher. Fatigué de ma journée, je m’endors rapidement.

Réveil, les jambes sont un peu lourdes mais correctes. Cela est sûrement dû à la marche et l’entraînement de la veille. Arrivé sur place, petit footing avec petites accélérations. Il fait doux et le parcours A est choisi. Le passage au sommet va être magnifique. C’est un rêve pour moi car j’ai toujours voulu le faire en vélo mais par manque de temps, cela ne s’est pas fait. Vu la densité de coureurs sur cette course, je sens un départ rapide. On se place proche du sas élite. Je me réjouie de courir avec des coureurs pareils. Je sais que je ne vais pas les voir longtemps mais ça reste très motivant.

Le départ donné, je suis dans les 50 premiers et je joue des coudes pour vite remonter et accrocher un groupe de coureurs. Je sens que je pars un peu vite mais tant pis je joue mon ventoux à fond. Je ne réfléchis pas pour le moment. Les premiers kilomètres sont vite avalés, je me suis repositionné dans les 30 premiers. La première pente se dresse devant moi et je m’aperçois vite de la difficulté que le parcours va nous offrir.

20160505_152238.jpg

J’ai beaucoup travaillé les pentes raides avec mon coach, j’arrive à trottiner malgré les pourcentages impressionnants. Je dépasse quelques coureurs et me retrouve avec un groupe de 5 personnes environ vers la vingtième place. Je ne vois déjà plus les premiers concurrents, ils sont impressionnants. Une légère descente se profile, et je sens que je creuse un petit écart sur le groupe.Je ne suis pas un bon descendeur mais je suis dans une catégorie « correcte ». La petite avance me permet de me ravitailler. Je possède une vingtaine de secondes d’avance sur mon groupe et un peu plus de 40 sec de retard sur 3 hommes. Je ne connais pas les visages mais je vois qu’ils sont tous sponsorisés.

Je n’ai personne pour les ravitaux donc je continue mon chemin. J’ai tendance à porter énormément de choses de peur d’en manquer. Je décide de reprendre une vitesse de montée un peu moins rapide car je sens que l’aventure va être longue. Je monte en compagnie de mes 5 amis du jour. On ne se parle pas, on est tous un peu entamé. Sébastien Camus me revient dessus et je ne cherche pas à le suivre. Il paraît à l’aise et je n’ai pas envie de me dépouiller car il reste deux bonnes heures. La partie enneigée arrive et je me dis que le sommet se rapproche. Je décide de monter légèrement plus vite mais franchement légèrement. Je pars donc seul, personne ne croit en moi, on dirait. J’aperçois le sommet. Je prends le temps d’admirer le paysage magnifique, quel pied !! C’est un moment exceptionnel.David PASQUIOT revient sur moi, pile à l’entame de la descente. On nous prévient que sur la descente, il y a du verglas et de bien faire attention. Je me sens bien, je décide de me lâcher quand je prends une tourte à cause du verglas. Je me relève vite mais j’ai un peu mal. J’ai perdu 50 mètres sur PASQUIOT. Je suis un peu plus sur la défensive du coup mais j’arrive à faire mon retard sur lui.

ventoux2

Le ravitaillement approchant, j’ai les bidons d’eau pratiquement intact et j’ai des barres pour 3 personnes. Je ne m’arrête pas et continue la descente sur un chemin très agréable. Plus de neige, la température est excellente et le balisage est parfait. On m’annonce dans les 20 premiers. C’est exceptionnel pour moi.

Les difficultés de cette seconde partie sont horribles. Cyril m’avait prévenu. Je sens que je suis très entamé mais pas à l’arrêt non plus. J’attrape toutes les branches et je ne fais plus qu’un avec les éléments afin de me tracter pour gagner du temps. Je reviens sur une personne et j’en crois pas mes yeux, Michel Rabat devant moi à 20 sec. Je me doute qu’il a un souci. On a plus qu’un écart de niveau normalement. Je connais ses qualités de descendeur et je me dis qu’avec ces fortes pentes, je risque de souffrir. Enfin, il faut encore que je revienne dessus, c’est un mental de guerrier qu’il possède. David PASQUIOT me revient dans une montée et me laisse sur place. Il fait la même chose à Michel Rabat. Je n’arrive pas à revenir sur lui car je prends cher dans les descentes. Je décide de prendre tous les risques et bimmm je suis au sol sur le bas côté. Les 5 derniers km sont à fort pourcentage et je comprends que je ne reviendrais jamais dessus. Je double les concurrents du 26 km et je sens que je suis cramé .
A 3 km, je me fais doubler par Germain GRANGIER du team Garmin. Une dernière difficulté est sur le parcours avant de passer la ligne. Je suis bourré de crampes et je n’en peux plus. J’entends le speaker et j’ai hâte de retrouver ma compagne qui je l’espère m’attends. Je tablais sur 5 heures et au final 4 heures 14. Je l’aperçois !! je me sens soulagé et heureux de ma performance. Je souhaitais une place parmi les 50 premiers et je vois que je finis vingtième sur l’affichage des arrivées et 21 ième sur le papier. Peu importe, je suis très heureux du résultat, du chrono et de la manière dont j’ai géré cette course.

Lien du résultats http://www.ergysport-trailduventoux.fr/archives-resultats-ventoux/2016/resultats-2016-46-km.html

trace Movescount : http://www.movescount.com/fr/summary#calendar-month=2016-03&moves=

Je remercie Audrey, mon coach Marco, amis et mes différents partenaires qui me facilitent la tâche dans ma vie sportive.
Prochaine étape le verticausse le 8 mai.

Team CHULLANKA TOULOUSE – BM COACHING – SUUNTO – SALOMON – OVERSTIMS – CLUB ATHLÉTIQUE DU VIGNEMALE.

 

Publicités

Une réflexion sur “Ventoux

  1. Jolie reçit Julien. J’ai les chaussures qui réclament tel le chien chien à son papa qui veut sortir tellement tu nous emportes dans ta course. Good job mon poulet 😜 Je suis fière de toi et du travail de titan

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s